Pascale est une bénévole active à la LPO Vendée depuis quelques années.
Saule, volontaire en service civique (saison 2026) a voulu prendre le temps d’échanger avec elle sur son engagement et son parcours à la LPO Vendée.
Arrivée en 1981 en Vendée pour exercer en tant qu’ergothérapeute, elle est depuis très enracinée dans la région. Adhérente de longue date, c’est à sa retraite qu’elle a commencé à s’investir en tant que bénévole à la LPO.
Et quand on dit s’investir, pour Pascale ça veut dire être un peu partout :
- Comptages et suivis,
- Animations dans des écoles,
- Organisation de fêtes paysannes,
- Stand,
- Dialogue Permanent pour la Nature (DPN)
- …
Elle ironise :
« Comme je dis souvent, pour moi la retraite, c’est liberté, curiosité et biodiversité.
Et ça vaut mieux que télé, canapé, mots croisés ! »
“ Pour moi, être bénévole à la LPO Vendée, ça permet ouvrir la porte sur différents mondes. Que ce soit les nombreux et nombreuses bénévoles et salariés, mais aussi les volontaires en service civique et stagiaires qui passent par la LPO. Toutes ces rencontres permettent un apprentissage constant, autant sur le plan naturaliste que sur le plan humain.
Chacun et chacune peut trouver sa place avec tout ce qu’il se passe à la LPO Vendée. Il y a une telle diversité d’activités, et qu’importe le niveau de naturalisme que l’on a. Cette année, j’ai participé à l’organisation de la fête paysanne qui s’est déroulée sur la ferme de Champ-Gaillard.
Avec tout ce qui se passe dans le monde, je suis éco-anxieuse, et surtout éco-en colère. Les actions portées par la LPO Vendée et Paysans de Nature me donnent le sentiment d’agir collectivement pour un projet de territoire qui a du sens.
C’est grâce aux Dialogues permanents pour la Nature auxquels j’ai participé que j’ai pu découvrir un peu plus le monde paysan en Marais Breton. J’ai découvert un monde qui m’était méconnu. Rencontrer des paysans et des paysannes, ça permet d’aller plus loin que juste sa consommation personnelle. Ça faisait longtemps que je mangeais bio, mais maintenant c’est ce qu’il y a derrière qui m’intéresse : les actions en faveur de la biodiversité dans les fermes du réseau Paysans de nature liées aux enjeux de notre territoire et de notre alimentation. Si j’avais découvert ça plus jeune, je crois que j’aurais aimé élever des vaches dans le marais. »
Un oiseau fétiche ?
Avant de finir, on lui a demandé de nous parler d’une espèce d’oiseau qui lui est chère.
« Choisir une espèce en particulier me paraît difficile. J’aime beaucoup la diversité des passereaux de mon jardin, situé à proximité de la forêt de Monts. Ils m’accompagnent toute l’année.
Ce que j’apprécie aussi ce sont les limicoles tels que la Barge à queue noire ou le Bécasseau sanderling.
Ce sont des oiseaux tellement méconnus de la plupart des gens. Il faut dire que certains sont difficiles à identifier, entre les changements de plumage entre l’été et l’hiver, ils n’ont pas toujours les mêmes couleurs…. Pas facile à identifier pour moi encore…
La migration est fascinante : ils font chaque année des milliers de kilomètres, traversant plusieurs pays.
Observer les limicoles et tous les oiseaux, ça nous ramène à observer l’immensité du monde, et à penser à la liberté qu’il offre.”
Pascale ne s’arrête pas, elle a d’ailleurs rejoint le conseil d’administration lors de l’assemblée générale 2026.
On vous souhaite de la croiser sur une de nos nombreuses actions et pourquoi pas de s’arrêter un peu pour discuter.
Programme d’une journée de Pascale, bénévole de la LPO Vendée
« Ce matin, j’étais avec André pour compter les couples de gravelots à collier interrompu sur la plage.
Cet après-midi j’aidais Michèle pour la fête de la nature qui se déroule dans son jardin Refuge LPO®.
Et ce soir, c’est prospection Hibou des marais de 20h30 à 22h00 avec Saule.
Je sais que j’en fais beaucoup, mais au moins je fais ce que j’aime. »


