Retour sur la Journée des adhérents

Samedi 7 Décembre 2024

La matinée a été consacrée à la distribution du Tournesol, la sortie prévue n’a pas eu lieu à cause de la pluie.

L’après-midi a été actif avec une présentation de la Démarche DPN (Dialogue Permanent pour la Nature) après le repas. Quelques personnes se sont proposées pour les visites 2025.

Suivie d’une proposition de trois ateliers participatifs en rapport avec le thème de la journée qui était : 


«  Le bénévolat ou comment passe-t-on d’adhérent à bénévole ? »

Voici un Bilan de ces ateliers demandé par Lise Leroux (Responsable du groupe local Marais Breton) et Dominique Gonse (Membre du CA). Bilan que j’ai réalisé à partir des restitutions faites par les différents animateurs. J’y ai trouvé un fil conducteur pour amener une réflexion sur le passage d’adhérent à bénévole.

  1. La réflexion du 1° groupe est une porte ouverte sur une possible amélioration collective pour l’intégration de tous au sein de l’association.
  2. Le 2° groupe fait un état des lieux des groupes locaux.
  3. Les différents conseils du 3° groupe « Tenir un stand LPO en Forum d’associations » pourraient être utilisé en tuto ou memento, c’est complet et pratique.

I – Un premier atelier est proposé par Dominique Gonse

« D’Adhérent à Bénévole, comment faire le pas ? »

L’objectif du groupe a été de réaliser un inventaire des freins, des besoins, des sources de motivation ainsi qu’une liste d’action de terrain existantes ou non pour optimiser un engagement.

Les freins repérés sont :

– Le manque de confiance ou la timidité. Le sentiment de non-légitimité

Le temps alloué aussi bien à l’observation ou à l’appropriation, et l’idée que ce temps donné peut aller au-delà de ses possibilités personnelles et qu’il devienne alors chronophage ; l’idée même de se laisser déborder devient un frein rédhibitoire.

La méconnaissance des actions concrètes et des compétences requises à mettre en œuvre sur les actions de la LPO Vendée :

Les domaines d’action sont vastes, et le manque de visibilité des compétences utiles génèrent du doute et freinent.

La notion même de compétence reste difficile à identifier par les participants potentiels qui ne voient pas en quoi ils peuvent intervenir, participer ou être utiles et sur quels types d’action.

Le doute sur l’utilité de la démarche, et malgré la dimension scientifique des actions de protection de la biodiversité, ces actions peuvent apparaître comme dérisoires, c’est une incertitude qui apparaît là comme un frein, dès lors qu’on ne se raccroche pas à la légende du colibri : «  je le sais… mais je fais ma part ».

Les motivations pour faire du bénévolat :

Elles prennent leurs sources au cœur de valeurs qui font sens et répondent à des besoins.

Il s’agit d’Actions sur son temps libre, portées par une volonté de se consacrer à des idées, des valeurs, en lien avec ses propres aspirations ; en s’insérant dans la dynamique collective d’une association fortement engagée, on trouve la possibilité de participer à protéger la biodiversité menacée ; donc protéger « ce qu’on aime, ce qui est important pour soi, ce qui nous semble en danger…»

– Apprendre, progresser, se former

– Acquérir de nouvelles connaissances, transférer ses compétences

– Faire évoluer son regard sur la nature, l’agriculture, l’alimentation

– Partager, échanger, réfléchir collectivement

– Donner de son temps, accompagner, avoir le plaisir de transmettre

– Participer à des actions concrètes (plantations de roselières, DPN)

– Entrer dans une démarche de sciences participatives : référencer, dénombrer, photographier

– Agir pour les mesures de sauvegarde, de renaturation

– Participer au « Progrès Scientifique »

– Valoriser une association nationale, porteuse de sens

Dans cet atelier de réflexion approfondie, qui a permis d’inventorier les freins, motivations et besoins, le constat a été fait qu’un certain nombre d’outils existent déjà :

– Le site internet

– Les sorties organisées (agenda papier largement distribué)

– Les lieux d’observation (à lister)

– Les groupes – refuges

– Les groupes locaux

Et suite à cet échange, deux propositions pouvant être des leviers d’actions à mettre en œuvre ont émergé :

  • Un accompagnement personnalisé :

– Une identification des personnes ressources par lieux géographiques, au sein des groupes locaux.

– Parrainage

– Indication des groupes locaux et des personnes ressources sur le site internet

  • Des supports formalisés de paliers :

Ce qui donnerait des repères de légitimité pour les nouveaux bénévoles avec un vade-mecum sur les compétences spécifiques pour participer à une action.

Par ex : pour le comptage ( et de même pour les participations aux DPN)

1 Observer / accompagner

2 Consolider ses connaissances (avec formation comptage)

3 Compter en groupe

4 Compter en autonomie

Et aussi, proposition de :

– Wattssapp en mini local

– Infos en médiathèque (abonnements revues LPO, Oiseau Magazine)

– Infos en jardins municipaux

II – Un deuxième atelier proposé par Jean Noel Pitaud

« Comment améliorer le fonctionnement et le Rôle des groupes locaux ?»

Pour cet atelier, cinq groupes locaux sont représentés : Groupe Sud Vendée, Groupe Sèvre-Maine, Groupe Talmont, Groupe Marais Breton, Groupe la Roche sur Yon.

Chaque groupe présente son fonctionnement.

Mise en évidence des points communs :

– Fluidité des rapports entre bénévoles et salariés, interactivité et entraide

– Souplesse de fonctionnement qui favorise l’autonomie du groupe ; cette autonomie favorise la dynamique bénévole

– Moments conviviaux et de plaisirs

Et des différences :

– Organisation différente d’un groupe à l’autre, rôle et motivation également

– Groupe wattssapp pour certains : communication facilitée

– Rôle de vigie, sentinelle : certains groupes sont interpellés pour des conseils ponctuels et aussi des présentations scolaires.

Pour tous :

Les sorties sont importantes dans la vie du groupe, animée par des bénévoles et pour tout public ou en interne.

Le « groupe est un relais de savoirs »

III – Un troisième atelier proposé par André Robert et Bertrand Isaac

«  Le stand LPO 85 en Forum d’associations, D’adhérent à Bénévole »

Atelier très participatif, proposant beaucoup d’idées pour rendre un stand attractif. La LPO Vendée est très souvent la seule association environnementale (carte à jouer) :

– Les forums se déroulent chaque année aux mêmes dates (facile à prévoir)

– Public familial

– Différents publics : naïf ou connaisseur, acquis à la cause ou non, convaincu ou réticent.

Objectifs de la tenue d’un stand en forum

– Faire connaître l’association

– Sensibiliser

– Faire adhérer

– Transmettre des connaissances

Conseils répertoriés

– Deux personnes au moins pour tenir un stand, avec au moins un bénévole qui connaît la commune.

– Partage des rôles selon les compétences ou les affinités.

– La capacité à interpeller, à répondre au maximum aux questions, et la neutralité dans l’attitude sont indispensables.

– Stand adapté au lieu et à son environnement (axé sur les oiseaux du bocage dans le bocage et non sur les laridés).

– Proposer et faciliter l’adhésion sans forcement la réaliser au moment du forum, mais la faciliter, conseiller la démarche et l’accès au site ou la guider.

– Connaître les outils informatiques (sites LPO France, LPO Vendée, application Merlin)

– Pas de ventes dans ce type de manifestation

– Penser à la suite : prévoir ultérieurement une sortie sur la commune ou utiliser une sortie prévue au programme

Idées pour le stand

– Programme des sorties, livres ornithos, guides ouverts sur les espèces ludiques (attacher ses guides).

– Boites à insectes, nichoirs (nichoir à Huppe très attirant), classeur avec des photos

– Jeux de cartes, photo Quiz. Panneaux espèces regroupées par milieux

– Jeu de posters

– Adapter la taille du stand au nombre de bénévoles présents, espace de discussion avec 2/3 chaises

– Si possible et en fonction des lieux, installer longue vue pour un point d’observation

Conseils techniques :

– Identification des bénévoles (gilets, badges)

– Matériel informatique (tablette)

– Disposer de prises multiples et de rallonges

Tous ces ateliers ont été bien suivis, entre 6 et 10/12 personnes par atelier, le temps imparti bien rempli et à la fin, il y avait encore des choses à dire…

Durée : 1 h 30 en moyenne.

Le format atelier propose un partage en groupe restreint et permet donc à chacun de choisir un thème, de prendre plus souvent ou plus facilement la parole…

Merci aux animateurs qui ont préparé l’atelier en amont, qui l’ont animé, fait une restitution générale puis en ont fait un résumé.

Merci aux participants bien investis qui ont donné tout leur sens à ces ateliers.

On peut y trouver un fil conducteur :

  • Le premier atelier permet un constat, une recherche et un partage d’idées, une prise de recul pour mieux comprendre ce qui lie les personnes, ce qui les motive ou les intéresse, ce qui leur manque ou ce qui les freine. Ce premier atelier est une Réflexion qui décrypte les freins ou motivations à devenir bénévole afin de concrétiser de nouvelles actions à mettre en œuvre.
  • Le second présente un Outil d’intégration et de rencontre qu’est le groupe local, dont le fonctionnement est propre au groupe de personnes qui le constitue en fonction de leurs besoins, c’est un bon tremplin de passage au bénévolat.
  • Le troisième révèle que tenir un stand LPO lors d’un Forum associatif est une Mise enApplicationpour un adhérent ou nouvel adhérent de ce qu’il peut jouer comme rôle auprès d’un public acquis ou non à la cause « en situation accompagnée et participative », il peut s’approprier les différents outils de communication (flyers, …), présenter les nichoirs, forger sa confiance à partager les actions de la LPO, acquérir des capacités de présentation, pouvoir expliquer sa démarche personnelle et partager ses convictions, faire une action environnementale dans sa commune : c’est un travail d’équipe qui facilite sûrement le passage d’adhérent à bénévole engagé.

Pascale Louis-Clément

Bénévole Marais Breton